Gabon : l’ANAC accélère le déploiement du système de contrôle des passagers API-PNR avec l’appui des États-Unis
L’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) du Gabon s’apprête à franchir une étape opérationnelle majeure dans la sécurisation de ses frontières aériennes. Dans cette perspective, la direction générale de l’autorité de régulation, incarnée par le major général Éric Tristan Franck Moussavou, a tenu le 16 octobre 2026 des consultations stratégiques avec des représentants de la sécurité diplomatique américaine, axées sur l’expertise technique et la formation aux procédures de filtrage.
Enjeux de la plateforme API-PNR et déploiement aéroportuaire
Ce rapprochement institutionnel accompagne la phase de pleine exploitation de la plateforme de collecte des informations préalables sur les passagers et des dossiers passagers (API-PNR).
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Maillage opérationnel : Le dispositif est en cours de déploiement à travers trois infrastructures majeures du pays, à savoir l’aéroport international Léon-Mba de Libreville, ainsi que les plateformes de Port-Gentil et de Mvengué (Franceville).
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Partenariat technologique : Faisant suite à la concession signée en mai dernier avec la société américaine Securiport LLC pour l’installation des logiciels et équipements, ce système vise à automatiser le contrôle des flux migratoires en amont des vols.
Impact économique et tensions sur le financement des taxes de sûreté
Le modèle de financement de cette infrastructure, adossé à des arrêtés interministériels pris en juin, instaure une contribution de 30 dollars par tronçon de vol international (soit 60 dollars pour un aller-retour), perçue directement par les compagnies aériennes lors de l’émission des billets.
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Contestation sectorielle : Cette modalité de répercussion financière suscite une vive opposition des organisations professionnelles, à l’instar de l’IATA, de l’AFRAA et de l’AASA. Lors du sommet Aviation Africa à Nairobi, les représentants du secteur ont dénoncé une pratique qualifiée de non durable, estimant que la sécurisation des frontières relève de la souveraineté régalienne et doit être financée directement par les États plutôt que par les passagers ou les transporteurs.
Perspectives prospectives :
À long terme, l’efficacité de ce système de contrôle gabonais dépendra de sa capacité à s’interconnecter aux standards internationaux tout en préservant la compétitivité tarifaire de ses aéroports. Le principal risque réside dans la persistance d’un désaccord profond entre les autorités étatiques et les instances du transport aérien concernant la structure de financement de la sûreté, tandis que l’opportunité majeure réside dans la modernisation des standards de contrôle aux frontières à l’heure où les exigences sécuritaires mondiales se renforcent.


